| Coups de coeur de Janvier | ||||
| Les français voyageurs ! | ||||
| Maylis de Kerangal | Lola Lafon | Philippe Fusaro | ||
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| « Réparer les vivants » (Verticales) – Un accident, la fin d’une vie et peut-être le début d’une autre. Un roman bouleversant dans lequel la plume de Maylis de Kerangal se fait tantôt scalpel, tantôt caresse. |
« La petite communiste qui ne souriait jamais » (Actes Sud) – D’Est en Ouest, la vie pas si parfaite de Nadia Comaneci. Lola Lafon colle au corps et au coeur de celle qui domina la gymnastique mondiale. |
« Aimer Fatigue » (L’Olivier) – Tanger, le soleil, la peau et les rhum-coco… Subtile variation sur le thème du triangle amoureux, Philippe Fusaro impose son style précis et référencé dans un roman-shaker savoureux. |
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| Au-delà des frontières | ||||
| Ron Rash | Ayana Mathis | Javier Cercas | ||
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| « La terre d’ombre » (Seuil) – Un vallon sans soleil, une terre sans fruits, un frère et sa soeur en lutte contre les superstitions. Ron Rash maîtrise l’art de la tragédie comme personne ! |
« Les douze tribus d’Hattie » (Gallmeister) – Douze descendants et autant de tribus qui font revivre la figure de la mère à travers leurs propres lignes de fuite. L’évocation émouvante d’un amour maternel qui ne se dit pas … |
« Les lois de la frontière » (Actes Sud) – Chronique d’une génération perdue dans l’Espagne post-franquiste. Du danger de flirter avec les frontières de la loi ! |
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| Ca se couvre… | ||||
| Sam Millar | Timothée Rey | Daniel Polansky | ||
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| « Les chiens de Belfast » (Seuil) – La meute est lâchée tandis que les loups de Belfast se repaissent. Sam Millar montre les crocs dans un thriller haletant ! |
« Les souffles ne laissent pas de traces » (Les moutons électriques) – Depuis qu’un chasseur de mammouth a mystérieusement disparu, le vent de la panique souffle sur la plaine… Un polar tourbillonnant servi par des rafales d’humour salvatrices ! |
« Le baiser du rasoir » (Folio SF) – Basse-Fosse était déjà une ville de perdition, il ne manquait plus que la disparition d’enfants ! Aussi bourru que gouailleur, un vétéran mène l’enquête. Roman noir ou fantaisie sombre ? Les deux mon capitaine ! |
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| La BD qui émeut ! | ||||
| Alexandre Nesme | Jérémie Moreau | Olivier Bocquet & Julie Rocheleau | ||
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| « Les enfants du capitaine Grant » (Delcourt) – Jules Verne n’a pas fini de nous faire faire le tour du monde ! Une magnifique illustration de l’un des 64 voyages extraordinaires et un superbe coffret qui clôt la trilogie |
« Max Winson » (Delcourt) – Jeu, Set et … doutes pour un champion qui ne connaît pas la défaite. Superbe parabole sur le risque et l’accomplissement de soi. Que gagne-t-on à ne rien perdre ? |
« Fantomas T2 : Tout l’or de Paris » (Dargaud) – Le casse du siècle par le plus ombrageux des criminels. Le nouveau volet d’une excellente série qui retrace les origines du célèbre Fantomas. |
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| C’est du Poche ! | ||||
| Yannick Grannec | Jacques Roumain | Léo Henry & Jacques Muchielli | ||
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| « La déesse des petites victoires » (Pocket) – Chéri, dis-moi que tu théor-aimes… Espiègle et tenace, la vieille Adèle nous raconte sa vie mouvementée avec un homme plus doué pour les maths que pour la vie de couple. |
« Gouverneurs de la rosée » (Zulma) – A l’origine de l’humanité, une seule source : celle qui arrose la terre d’Haïti. L’écriture de Jacques Roumain dépose dans nos cœurs de bienfaisantes perles d’Amour. |
« Sur le fleuve » (Dystopia) – Une étrange troupe part à la recherche de l’or inca. Chaque nuit, le fleuve et les esprits se réveillent et un membre de cette équipée maudite disparaît. Un excellent roman d’aventure fiévreux et facile d’accès. |
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Ma révérence – Wilfrid Lupano, Rodguen – Editions Delcourt

Une affaire de famille ?
Souvenez-vous l’année dernière, nous avions complètement craqué pour le Singe de Hartlepool, de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau aux éditions Delcourt. Jérémie, jeune dessinateur plein de talent, était venu nous rendre visite à la librairie pour un après-midi de dédicace.
Autant vous dire que cette année, nous allons insister pour recevoir le scénariste Wilfrid Lupano car la lecture de « Ma révérence », son dernier opus tout juste paru chez Delcourt, est un pur régal !
Dans « Ma révérence », nous suivons les aventures tragico-comiques de 2 apprentis-gangsters en quête d’un gros coup pour échapper à un quotidien peu reluisant.
Vincent, le cerveau de l’affaire, est un jeune homme idéaliste en quête de soi. Gaby, l’homme de main, est un blouson noir dépassé qui cherche et trouve les ennuis plus souvent qu’à son tour. Les deux compères vont donc s’associer pour un braquage de haut-vol nécessitant un timing parfait. Seulement voilà, autant Vincent adore quand un plan se déroule sans accroc, autant Gaby, Ô Gaby, peut pas dormir et fait qu’des conneries…
Mais ne faites pas l’erreur de croire que Wilfrid Lupano va se contenter de raconter un casse minable sur un mode humoristique. Avec brio, il orchestre son récit autour d’anecdotes de vie distillées de façon à lever le voile sur les fêlures de chacun des personnages.
Au final, « Ma révérence » se révèle d’une densité incroyable et prend les accents d’une véritable chronique sociale, celle d’une vie française qui termine son siècle brûlante de secrets…
Quant au dessin, Rodguen réussit le pari de tenir le rythme Lupanesque. Les joies, les peines, les mises en abîmes des personnages sont rendues au plus juste et font beaucoup pour nous rendre sympathiques ces deux doux rêveurs.
Messieurs Lupano et Rodguen, plus qu’une Révérence, une Ola en votre honneur !
Faillir être flingué – Céline Minard – Ed. Rivages
Pas de sempiternel lonesome cowboy ni de shérif seul contre tous. L’intrigue se démultiplie autour de personnages tous plus vrais et attachants les uns que les autres qui feront valoir la force du collectif face à la rudesse de la nature et à la barbarie des hommes… Foi de gringo, Céline dégaine un des romans les plus explosifs de la rentrée !
Il pleuvait des oiseaux – Jocelyne Saucier – Ed. Denoël
Avec son écriture légère et toute en retenue, comme pour mieux aborder des sujets difficiles, l’auteur québécoise nous livre un roman bouleversant, fait de terribles histoires d’amour et de magnifiques portraits d’hommes et de femmes usés par la vie mais certainement pas résignés.
Lucia Antonia, funambule – Daniel Morvan – Ed. Zulma
La vie de Lucia Antonia, est en suspens depuis qu’Arthénice, sa partenaire à la vie comme sur le fil, n’est plus. Pour ne pas se taire ou pour faire durer à jamais les jours heureux, Lucia Antonia tient le journal de leur histoire commune. Veut-elle conjurer le mauvais sort qui s’est abattu sur le cirque ou tient-elle tout simplement à fixer à jamais le souvenir d’une Arthénice de plus en plus évanescente ?
Lucia Antonia, funambule est un éloge, une ode à ses artistes qui risquent tout pour posséder la grâce de l’équilibriste. Daniel Morvan par son phrasé si précis, délicat et poétique accomplit le miracle de nous conférer la légèreté de ces acrobates. Le temps d’une lecture, le réel s’estompe, le sublime s’affirme et l’on ressort ébloui.
LE coup de cœur de la rentrée littéraire pour L’Esprit Livre !



















